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Didactique des
Langues
des Textes et des Cultures
(DILTEC)
EA
2288
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(J-P. Narcy-Combes et col.) |
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| Présentation | |||
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Dans
les
perspectives actuelles de la didactique des langues
étrangères, les approches
actionnelles et les tâches sont souvent
mises en avant. Les travaux du
groupe s’inscrivent ainsi dans la perspective
proposée par le Conseil de
l’Europe, dans le mouvement qui s’appuie sur la
recherche en acquisition sous
le nom de task-based approach (Ellis, Skehan,
Bygate, etc.) ou plus
largement dans les approches qui posent une activité
signifiante de l'apprenant
au cœur de la démarche d'apprentissage. Quant aux dispositifs,
il est
primordial de les étudier dans tous les cas où
interviennent des formes
d'innovation pédagogique et ce tout
particulièrement lorsqu'il s'agit
d'introduire les TIC (Technologies de l'Information et de la
Communication). Un
intérêt particulier est ainsi porté aux
usages, scénarios pédagogiques,
activités d'enseignement ou d'apprentissage s'appuyant sur
les TIC. Cet aspect
des recherches conduit à des ouvertures vers les sciences de
l'homme, la sociologie
(sociologie de l'éducation, gestion de l'innovation),
l'ingénierie de
formation, l'économie de l'éducation.
Le groupe est un lieu d’accueil des chercheurs de Paris 3, Paris 6 et Paris 9 Dauphine qui œuvrent sur les changements de pratiques dans divers secteurs dont le secteur Lansad (LANgues pour Spécialistes d'Autres Disciplines) et la formation des enseignants. D'ores et déjà le français langue étrangère spécialisé, l'allemand et l'anglais sont représentés. Dans le cadre de la mutualisation entre ces universités, le nombre des collègues impliqués justifie la demande de rattachement secondaire proposée par Paris 6. Le groupe accueille des doctorants, issus en particuliers des personnels de statut PRAG de Paris 6, travaillant en collaboration avec les chercheurs plus expérimentés du groupe. Il est ainsi une prolongation du séminaire doctoral DLSH (Didactique des Langues et Sciences Humaines) co-animé depuis une dizaine d'années par F. Demaizière et J.-P. Narcy-Combes. Ce séminaire doctoral réunit régulièrement les étudiants inscrits en thèse et en master 2 avec les directeurs de recherche membres du groupe. Des thèses sont ainsi intégrées à certains des projets du groupe. Dans la période 2009 – 2012, le groupe se consacrera : - à l’étude des pratiques respectives d’apprenants et de tuteurs/enseignants dans les dispositifs actuels afin de vérifier les hypothèses élaborées jusqu’ici pour développer des dispositifs de formation (de formateurs) et d’apprentissage des langues (en ligne, hors ligne ou hybrides) qui correspondent aux exigences des usagers et à l’état de l’art des domaines concernés ; - au développement et à l’expérimentation de dispositifs nouveaux et à leur diffusion. Le groupe est à l’origine de thèses sur des centres de ressources numériques, des environnements d’apprentissage TIC, des micro-tâches sur supports numériques, l’apport des webquests, etc … Des dispositifs réduits fonctionnent à la satisfaction des usagers (Narcy-Combes 2005 et 2006), en semi-présentiel, à distance ou hybrides. Des recherches-actions permettent d’en affiner les hypothèses et de relever les questions théoriques et pratiques à traiter, mais les conditions matérielles locales, et la spécialisation des chercheurs, ne permettent pas de répondre à ces questions de façon exhaustive et à l’échelle voulue et des réseaux de regroupement sont envisagés. En effet, le domaine de la formation à l’apprentissage et à l'enseignement des langues lié, ou non, à l'utilisation des technologies, met en jeu différentes disciplines (sciences de l’éducation, sciences du langage, psychologie et didactique des langues, recherches en informatique), et le groupe s’inscrit déjà dans plusieurs réseaux de partenaires complémentaires au sein du DILTEC, ou en dehors (projet ANR, GIS, etc…). Le groupe s’intéresse (en particulier aux niveaux des recherches doctorales) prioritairement à l’enseignement des langues dans les universités qui s’organise maintenant en fonction des niveaux du CECRL (Conseil de l’Europe) et des contenus qui en découlent. L’approche actionnelle suggérée par le CECRL rejoint ce que la littérature anglophone appelle task-based approach qui propose un cadre de travail qui favorise l’adaptation aux TIC. Des recherches antérieures soulignent la difficulté de déterminer la façon d’articuler B1/B2/C1, tant au niveau de la certification qu’à celui de la mise en place de dispositifs adaptés. Depuis Cummins, 1984, on pourrait dire qu’on est à l’articulation des BICS (Basic interpersonal communication skills) et de CALP (Cognitive academic language proficiency), car les niveaux B2/C1 supposent des compétences plus ambitieuses au vu des exigences professionnelles futures des étudiants, et se situent au-delà d’un seuil d’acculturation dont certains avancent qu’il est également un plateau cognitif. De plus, les besoins sociaux qui rendent souhaitable d’atteindre B2/C1 à des fins professionnelles ou académiques, nécessitent des ressources conséquentes que ne permettent ni les financements ni le temps d’encadrement dont disposent les institutions. Les TIC souvent été introduites sans repenser préalablement les conditions de leur intégration didactique. Il y a eu d’abord, en majorité, des cas de simple transfert des rôles habituels des acteurs (enseignants et tuteurs) vers les nouveaux dispositifs. Le modèle élaboré des dispositifs de FOAD met en évidence une diversification des fonctions, tant du point de vue de l'enseignant dans ses rôles de médiateur et médiatisateur, que de celui du tuteur, et souligne que pour les apprenants, la présence de nouveaux outils technologiques ne suffit pas à en garantir la pertinence didactique ni un usage "approprié". La proximité de chercheurs en informatique à Paris 6 facilitera la mise en place des recherches liées à l’emploi des TIC. |
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